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J64 - Du Japadog à l'Asiadog...

Aujourd’hui pas de grande cuisine ! J’ai simplement envie d’expérimenter de la cuisine de rue.
 
J’attache peu d’importance sur la classification de la nourriture. Que la cuisine soit gastronomique,  familiale, de la rue, ou bien la fameuse junk food, le maitre mot chez moi est la gourmandise, la curiosité culinaire. Ce qui m’anime est  l’envie de gouter, de découvrir des univers culinaires différents.

Ça faisait quelques mois j’avais envie de tester un truc que  mon frère avait gouté lors de  son voyage au Canada.  Intrigué par le nom de "Japadog", j’apprends que ce sandwich est très à la mode dans la ville de Vancouver à l’extrême ouest du pays des caribous. Relayé par quelques blogs et sites, ce plat commence à traverser les frontières. Je n’ai pas pu résister à la mouvance des japadog. 

Mais qu’est ce donc? Le japadog  est  classé dans la catégorie de la cuisine fusion. C’est la rencontre, le mélange de deux univers culinaires de deux pays  différents. Le Japadog est donc la déclinaison du symbole américain qu’est le hot dog avec des touches japonaises.


On pourrait le traduire comme le hot dog à la manière japonaise.
Ici, le fameux sandwich saucisse/ketchup/moutarde est décliné avec des touches nippones, des ingrédients japonais. Le hot dog traditionnel est agrémenté de sauces terriyaki, parsemé de feuilles d’algues etc..

L’histoire raconte qu’en 2005 un couple japonais immigré au Canada, confronté à la barrière de la langue s’est lancé dans la vente de hot dogs personnalisés. Au bout de la 3eme année, le succès grandissant, leur japadog est même cité  dans le guide « Best of Vancouver » indiquant les meilleures choses à faire ou à gouter à Vancouver…  Voila pourquoi le japadog commence à s’exporter..
Pour ceux qui souhaitent en savoir un peu plus, voici le site :  ici
Voici un bref aperçu des sandwichs américano-nippons  proposés :


 
De mon coté, pourquoi  se borner a la fusion de deux mondes ? et pas plus ? Moi je vais donc lancer l’Asiadog .  Du coup en ouvrant les horizons, il existe alors une infinité de déclinaisons. A vous d'imaginer le hot dog de vos rêves.


2 versions testées aujourd’hui

Version 1
Pain à Hot Dog
Snacky
Un peu de salade
Sésame complet et sésame noir
Sauce pimentée thai 
Sauce Yakitori

Le mode opératoire est assez simple. 
A l'intérieur d'un pain à hot dog, j'ai badigeonné de la sauce pimentée, j'ai fait un lit de salade cisélée grossierement.
Puis j'y ai déposé une saucisse coupée dans le sens de la longueur.
Par dessus de la sauce Yakitori et du sésame de deux couleurs.
 
Cela donne ça :

Mon JapaDig à moi

Version2
Pain à Hot Dog
Snacky
Un peu de salade
Sésame complet et sésame noir
Sauce Shabu Shabu 

La sauce Shabu Shabu est une sauce pour les fondues japonaises.
C'est un mélange de sésame, sauce de soja. on y trempe normalement de la viande cuite dans des fondues nippones.


Au final, ces Asiadogs sont pas mauvais. Cette première tentative est assez timorée et gustativement c’était intéressant. Je pense que la prochaine fois, j'essaierae d'associer des parfums, des choses encore plus exotiques.   

Pour ces Asiadogs voici donc les produits que j'ai utilisés :
Sauce Pimentée
 
Sauce Yakitori

Sauce Shabu Shabu
A vous désormais de  décliner vos hotdogs à l'infini :-)

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A63 - Asperges Aillées


 
Aujourd‘hui, je vous propose une recette en 8 minutes 56 secondes chrono !
Quand on dispose peu de temps ou quand on est atteint d’une « flemmagite » aigu, cette petite recette qui ne paie pas de mine pourra vous dépanner.  Elle est aussi assez utile quand des amis débarquent à l’improviste car elle est rapide et simple à faire.
Je vous propose donc  un « aspergé aillé d’asperges en duo ». Bref c’est la  recette d’asperges ailées.

Pour cela, il vous faut  pour 2 à 3 personnes :
  • Asperges blanches et vertes en bocal
  • Une grosse gousse d’ail hachée
  • Vinaigre de riz
  • Sel/poivre/sucre
  • Huile d’olive

Savez-vous d’ailleurs que la différence entre l’asperge blanche et l’asperge verte provient uniquement de son mode de culture. La blanche est cultivée  entièrement sous terre, en l’absence de lumière. La verte quant à elle pousse à l’air libre laissant ainsi la photosynthèse agir.

Le mélange des deux variétés permet de jouer sur les textures et la subtilité des saveurs. L’asperge verte est un peu plus sucrée, plus molle tandis que la blanche a un côté plus ferme.
Je vous conseille de prendre des petites asperges en bocal  car elles seront moins filandreuses.
Dans ma recette, j’utilise des asperges vendues en bocaux, c’est pour le coté rapide, mais vous pouvez tout à fait le faire avec des asperges fraiches.



Égoutter les asperges et déposer les sur un sopalin.

Hacher finement l’ail
Dans un ramequin, mettre du vinaigre de riz. 
Environ 2 à 3 cuillères à soupe.
Rajouter la même quantité d’eau
Rajouter   1 à 1,5 cuillères à café de sucre 
Rajouter l’ail 
Y incorporer une cuillère à soupe d’huile d’olive, sel et poivre
Laisser infuser la petite vinaigrette ailée
Déposer les asperges dans une assiette creuse 
Rajouter la sauce par-dessus
Réserver au frigo 5 à 10 minutes.

Vinaigre de riz



 


Concernant la sauce,  gouter la, rectifier en fonction de vos goûts. Plus ou moins sucrée, acide, salé, faites comme bon vous semble. Il faut que la sauce soit bien ailée. J’utilise du vinaigre  de riz car c’est un vinaigre qui est assez léger et doux. 



Ce plat se mange frais en entrée. Plus vous laissez mariner les asperges mieux c’est. J’adore réaliser cette recette en été.  15 à 20 minutes avant de servir, je passe le plat au congélo.
Pour des déjeuners de vacances sous le cagnard, c’est absolument divin. Ce plat un poil glacé  vous apporte alors plein de fraicheur en bouche. La première impression de fraicheur va être relayée par un goût acidulé et ailée de la sauce. Un régal…

Si vous ne disposez pas de vinaigre de riz, vous pouvez également utiliser du vinaigre balsamique blanc. Du coup réduisez la quantité de sucre. J’ai eu l’occasion de réaliser cette recette avec du balsamique, ca marche vraiment bien si ce n’est mieux que le vinaigre de riz…


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B62 - Bun Cha



Ce soir on part pour la péninsule indochinoise! On va poser nos valises du coté du Vietnam et s’attabler devant un bon Bun Cha. Les connaisseurs vont commencer à saliver rien qu’en imaginant le plat pendant que les autres  essayeront d’imaginer ce qui se cache derrière ce nom..
Si je vous dis que c’est une variante d’un BoBun, peut être que cela éclaire un peu plus vos lanternes.  Toujours pas ?  Le Bo Bun et le Bun Cha sont de célèbres plats  vietnamiens à base de vermicelles de riz. C’est un plat mélangeant vermicelles de riz, pousses de soja, concombre, menthe, basilic thaï, salade, des pâtés impériaux  le tout arrosé d’une sauce à nem.

Dans le bobun,  le dernier élément du plat est un bœuf sauté à l’oignon, tandis que le bun cha, on incorpore plutôt des boulettes de porc grillées. Dans ce post on va donc se focaliser sur la confection de ces fameuses boulettes de porc grillées à la vietnamienne. Pour ceux qui souhaitent connaître la réalisation de la globalité d’un bun cha, vous pouvez vous référerez au post que j’ai fait, il y’ a quelques temps : ICI.
Il faudra simplement mettre à la place du bœuf, les boulettes dont je vais vous livrer maintenant la recette.

Les Bun Cha sont donc des boulettes de porc grillés à la vietnamienne.


Ingrédients (3-4 Personnes)
 
500gr d’échine de porc hachée
1 CaS Nuoc Mam
1 CaS  sauce  de soja
1 oignon ciselé
1 CaC de farine de tapioca
5 ou 6 brins de ciboulette thaï
Une dizaine de tiges de coriandre.
½ Cac poivre
1 CaC de sucre
1 CaC de miel liquide
Sel

Faire préchauffer le four à 180°.

Dans certaines recettes que vous retrouvez sur le net, on vous conseille d’utiliser de la poitrine de porc maigre. L’ayant testé, je trouve malgré tout la viande trop grasse. J’ai donc pris le parti d’utiliser de l’échine de porc.
Si vous avez la possibilité de demander à votre boucher de vous hacher le porc.

Sinon couper la viande en petits morceaux.
Si vous avez un hachoir électrique, hacher la viande avec. 
Mélanger la viande hachée avec du sel et poivre et la cuillère à café de farine de tapioca.
Si comme moi, vous ne disposez pas de hachoir électrique, vous pouvez hacher la viande la viande avec un hachoir. Pour cela couper la viande en très petits morceaux  et hacher la viande finement. (Ça prend 10 minutes). En cours de hachage rajouter le sel/poivre/farine de tapioca.

Si vous n'avez pas la farine de tapioca, ce n'est pas bien grave




Dans une poêle, faire revenir doucement à feu doux l’oignon ciselé.  Remuez régulièrement. Dès que l’oignon commence à dorer, saupoudrer par-dessus un peu de sucre, pour accélérer et accentuer la caramélisation.







Dans un saladier, mettre le porc haché, le nuoc mam, la sauce de soja, le poivre, sucre, miel, et l’oignon. Bien mélanger.
Ciseler ciboulette et coriandre. Rajouter les dans la farce. Mélanger à nouveau.


Former des boulettes. De mon coté j’ai décidé de faire de petites boulettes de 2 à 3 cm de diamètre car ce qui est intéressant dans cette recette c’est d’obtenir un maximum de viande caramélisée et grillée.
En faisant de petites boulettes, j’ai plus de surfaces de viande grillées que si je faisais de grosses boulettes. Après c’est vraiment une question de goût. Donc si vous préférez, des boules plus grosses, lâchez vous :-). Avec ma méthode, les boulettes cuisent plus rapidement.


Déposer les boulettes sur du papier sulfurisé le tout dans un lèche frite.

Les bun Cha en train de dorer
Enfourner pour 40 minutes.  Attention en fonction de la taille de vos boulettes la cuisson peut être plus ou moins rapide. Plus les boulettes sont petites plus elles cuisent vite, c’est assez logique. Donc surveillez bien les bun cha. L’objectif est d'avoir une viande bien grillée, qu’il se forme sur le dessus une couche croustillante.

Une fois cuit, il n’y a plus qu’à dresser les bun cha dans le bol  par-dessus les vermicelles de riz et autres légumes.
Si vous disposez d’un barbecue, profitez en, le goût de ces boulettes en sera d’autant meilleur.


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NOUVEL AN CHINOIS - Episode 2

J'ai commencé à vous parler dans le post précédent, de la cérémonie  du nouvel an. Il faut savoir que cette cérémonie a lieu la veille du nouvel an. C'est en quelque sorte  le réveillon chinois.
Mais que trouve t on dans ce banquet ? Parmi les plats traditionnels, il y a des choses que je trouve plus ou moins bonnes. Voici ce qu'on y retrouve :
  • Même si les familles ont peu de moyens, il y a 3 plats indispensables que sont le poulet au soja, le porc et le canard laqué.  Il est donc assez logique que ces plats trônent  de manière centrale sur la table.
  • Une soupe d’ailerons de requin. Je sais que ce genre de plat fait polémique surtout pour la protection de nos chers squales  mais bon sachez simplement que c’est un plat traditionnel
  • Un plat à base de concombre de mer. Ce produit possède une texture spongieuse ressemble à des bouts de limace. C’est simplement … beurk.
  • Un des plats dont je raffole est composé de tofus frits farci à la viande.
 
  • Il y a forcément un plat à base de poisson.
  • Ainsi que la présence d’une fondue chinoise. 
  • Il y a aussi un plat végétarien à base de champignons, vermicelles de soja, maïs. Ce plat est consommé le premier jour de l'année. Mon père chaque année nous demande si mon frère et moi souhaitons faire le "jeun de viande" pour le premier jour de l'année. Est ce du bouddhisme ou  culte des ancêtres je ne saurai le dire. Il n'y a pas d'obligation. Comme dirait mon paternel, cela dépend de chacun et de ses convictions.
  • Il y a également un plat de nouilles, symbole de longévité. Ça ne se voit pas sur la photo ci dessous mais je vous assure les nouilles sont cachées sous la tonne de garniture :-)


  • Chaque année, nous avons également le droit aux brioches fourrées à la viande
 


Et puis d’autres plats apparaissent et disparaissent au gré des envies  de l’année. Cette année, nous avons eu droit à :
Chou farci

 












Raviolis frits de crevette
Asperges à l'ail













Purée sucrée de Taro
Shiitaké et bambou












Chaque plat possède une symbolique bien précise. Souvent
il y a un jeu de mots entre le nom du plat et un thème favorable, ou porte bonheur. 
Volontairement, je ne vous ai pas montré la totalité des plats.

Pour un gourmand comme moi, la présence de ce festin est une torture car ces plats sont pour les ancêtres donc vous n’avez même pas droit de goûter les plats. Pendant toute la cérémonie, vous pouvez simplement déguster ces plats uniquement avec les yeux. :-)
Chaque membre de la famille doit brûler 3 bâtons d’encens pour invoquer les ancêtres et le demander protection et bénédiction pour soi et pour sa famille.
On  doit veiller à ce qu'il y ait toujours un bâton d'encens allumé.


Monnaie offrande
Une fois que le dernier bâton d’encens a été consumé, la cérémonie s'achève avec les offrandes aux ancêtres. Non! Il ne s'agit pas de sacrifice humain, ni animal.  Ces offrandes consistent à brûler dans une sorte de brasero, de la monnaie offrande ou papier-monnaie, ainsi que des papiers symbolisant des étoffes de tissus précieux, tels que la soie. D'autres papiers offrandes, représentent des feuilles d'or.

En brûlant ainsi ces offrandes, on les envoie ainsi aux ancêtres dans le monde des morts. Ces trésors ont pour but de subvenir aux besoins des aïeuls dans le monde des défunts. Et oui! Même dans le monde des morts l'argent est roi :-) 

 


On entretient ainsi une espèce de relation, de communication entre les vivants et les morts. Il faut savoir qu'un grand nombre de chinois sont adeptes de la pensée confucéenne, qui prône une pitié filiale sans faille.  Le culte des ancêtres va également dans ce sens.  Les vivants doivent  de se plier à cette piété, cette allégeance aux ancêtres.
Une fois la cérémonie terminée, on débarrasse la table. Même si les couverts et les bols ne sont pas sales, on considère que les esprits des morts ont mangé avec. Il faut donc les nettoyer.

C'est alors à ce moment là, que le festin pour les vivants peut consommer. On s'attable  à notre tour devant ces plats pour les déguster.
Ce repas est également sous haute tension, car il y a plein de superstitions qui l'entourent. Il ne faut absolument pas casser la moindre vaisselle sinon on  attire la guigne toute l'année. 
Il faudra également faire de sorte que les rancœurs, les colères de l'année s'estompent. Pour partir avec un bon karma, la nouvelle année doit démarrer sans mauvaises ondes.
  
Le matin du nouvel an, les parents offrent aux enfants les fameux petites enveloppes rouges porte bonheur. Ces petites enveloppes contiennent de l'argent. La couleur rouge est synonyme de chance et porte bonheur. Même le montant de l'argent à l’intérieur de ces petits paquets doivent être des nombres favorables. Le renouveau de la nouvelle année se traduit également par le port des nouveaux habits.

Dans la semaine qui suit le nouvel an, il n'est pas rare d'assister  à des défilés, des processions autour d'une divinité. On peut également admirer les danses des dragons ou des lions devant les boutiques des commerçants asiatiques. Ces danses ont pour but de porter bonheur, et permettent d'apporter la prospérité aux commerçants. En échange de cette bénédiction, le commerçant mets de l'argent dans une enveloppe rouge porte bonheur. Les lions et dragons dansent au rythme des tambours, cymbales  et pétards. Tout ce bruit permet de chasser et faire fuir les mauvais esprits. Il se dit que les démons et mauvais esprits auraient peur du bruit..

Avec ce second post, vous avez donc un petit  aperçu de quelques unes des chinoiseries du nouvel an.

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